ECRIVAINS
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Sans doute qu’à ces mots des bords de la Tamise,
fjuelqifabítrait raisonneur qui ne se plaint de lien,
Bans son flegme anglican répondra : Tout est bien*
Racine , en qualité de janséniste, croyait que pres-que tout est mai depuis !ong-temps ; il accuse Popetl’irréiigion. Pope était fils cïun papiste ; c’estainsi qu’on appelle en Angleterre les catholiquesromains. Pope, élevé dans cette religion qu’iltourne quelquefois en ridicule dans ses épîtres ,«e voulut cependant pas la quitter quoiqu’il fûtphilosophe, ou plutôt parce qu’il était assezphilosophe pour croire que ce n’était pas lapeine de changer. 11 fut très-piqué des accusationsde Louis Racine. Ramfay entreprit de les con-cilier. C’était un Ecossais du Clan des Ramfay ,et qui en avait pris le nom suivant l’usage decc pays. II était venu en France après avoiressayé du presbytérianisme , de í’église anglicanset du quakrifme, et s’était attaché à l’illustreFènèfon , dont il a depuis écrit la vie. C’est luiqui est l’anteur des voyages de Cyrus , très- >faible imitation du Tèlètnaqiee. 11 imagina d’écrirek Louis Recìne une lettre fous le nom de Pope ,dans laquelLe celui-ci semble se justifier.
J’a-/ais vécu une année entière avec Pope ;je savais qu’il était incapable d’écrire en fran-çais , qu’il ne parlait point du tout notrelangui, et qu’à peine il pouvait lire nos au-teurs ; c’était une chose publique en Angle-terre. d'avertis Louis Raciste que cette lettreetart de Ramfay et non de Pope. Je vouluslui faire sentir ie ridicule de cette supercherie :