DU SIECLE DE LOUIS XIV. 189
mcnccr par envoyer une troupe de nùjjìonnairespour disposer te cœur et l’ej'pt’t des princes. Cepen-dant sabbé de i>‘ Pierre ne laissa pas enfin d'êt'etrès-utile. II travailla beaucoup pour délivrer laFrance de la tyrannie de la taille arbitraire ; il écri-vit et il agit en homme d'Etat fur cette feule matière.II fut unanimement exclu de l’académie française ,pour avoir sous la régence du duc d’Orléans préféréun peu durement dans fa Polijynodìe, rétablisse-ment des conseils à la manière de gouverner deLouis XIV , protecteur de l’académie. ( 9 ) Ce futle cardinal de Pol’gnac qui fit une brigue pourFexclure , et qui en vint à bout. Ce qu'il y ad’étrange, c’eft que dans ce temps-là même lecardinal de Polignac conspirait contre le régent,ct que ce prince qui donnait un logement au palais-royal à 5’-' pierre, et qui avait toute sa famille à sonservice souffrit cette exclusion. L’abbéde X Pierrene se plaignit point. II continua de vivre en philo-sophe avec ceux mêmes qui savaient exclu. Boyer ,ancien évêque de JVlirepoix son confrère, empêchaqu’à sa mort on prononçât son éloge àl’acadétnieselon la coutume. Ces vaines fleurs qu’on jette fur letombeau d’un académicien n’ajoutent rien ni à faréputation ni à son mérite; mais le refus fut unoutrage ; et les services que Fabbé de S‘ Pierre
(y) Uexclitfon fut unanime à une voix près, ce’îe deFomeneìU. U raconta depu s avait emendn plus d’unefois un homme de la cour, incmbre de Pacauémie, s’attri-duer, devant l’abbé de Sain?. Pierre et devant lui-même, lemérite de cette action de juftice.
L’ext tu pli- de í’abbé de Saint. Pierre prouve qn’en Franceil ett étalement dangereux , pour un homme de lettres quine veiu que dire la vérité , de soutenir les opinions tiu nou-vernement ou de les combattre.