iço ECRIVAINS
avaic rendus, fa probité et fa douceur, méritaientun autre traitement. II mourut en 1743 âgé dequatre-vingt-six ans. Je lui demandai quelques joursavant fa mort comment il regardait ce passage ; ilme répondit : comme un voyage à la campagne.
Le traité le plus singulier qu’on trouve danáses ouvrages est l’anéantiiTemcnt futur du maho-métifme. II allure qu’un temps viendra où la rai-son Temportera chez les hommes fur la supersti-tion. Les hommes comprendront, dit-il, qifilsuffit de la patience , de la politesse et de la bien-fesance pour plaire à dieu. 11 est impossible,dit-il encore , qu’un livre où l’on trouve des pro-positions fausses données comme vraies, des cho-ies absurdes opposées au sens commun, des louan-ges données à des actions injustes, ait été révélépar un être parfait, II prétend que dans cinq centsans tous les esprits, jufqu’aux plus grossiers, se-ront éclairés fur ce livre ; que le grand muphtimême et les cadis verront qu’il est de leur intérêtde détromper la multitude , et de se rendre plusnécessaires et plus respectés , en rendant la reli-gion plus simple. Ce traité est curieux. Dans sesannales de Louis XIV il dit que l’Etat devraitbâtir des loges aux petites-maifons poiír les théo-logiens íntolérans, et qu’il ferait à propos dejouer ces espèces de fous fur le théâtre.
C’est ici l’occasion d’obferver que fauteur duSiècle de Louis XI V n’a donné cette liste des écri-vains et des artistes qui ont fleuri fous Louis XI V,qu’après avoir vu leurs ouvrages , et souventconnu leurs personnes, recherchant tous lesi&pyens ds s’instruire fur ce siècle célèbre depuis