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des premiers auteurs de ces archives de la littéra-ture , qu’on a depuis infectées de tant d’additionsaussi erronées qu’odieuses. L’art d'écrire estdevenu souvent un vil métier, dans lequel deslibraires qui ne savent pas lire payent des men-songes et des futilités à tant la feuille , à desécrivains mercenaires qui ont fait de la littératurela plus lâche des professions. 11 n’est pas permisau moins de consigner dans un dictionnaire desaccusations criminelles, et de s’ériger en délateurfans avoir des preuves juridiques. J’ai été à por-tée d’exarainer ces accusations contre JosephSaurin j’ai parlé au seigneur de la terre deBercher , dans laquelle Saurin avait été pasteur;je me fuis adresté à toute la famille du seigneurde cette terre : lui et tous ses parens m’ont ditunanimement qu’ils navaient jamais vu la lettreimputée à Saurin : ils m’ont tous marqué la plusvive indignation contre l’abus scandaleux dont ona chargé les supplémens aux dictionnaires de Bayleet de Moréri ; et cette juste indignation qu’ilsm’ont témoigné doit passer dans le cœur de tousles honnêtes gens. J’ai en main les attestations detrois pasteurs, qui avouent qu’//r n’ont jamais •vu,íorìginal de cette prétendue lettre de Saurin , niconnu personne qui l'ekt vue , ni oui dire qu elleeût été adressée à aucun pasteur du pays de Vaud,èt qu ils ne peuvent qu improuver Fustige qu'on afait de cette pièce. (*)
(*) II est ban de remorquer que ce certificat est devín ^ t ans après la mort de Saurin, cependant lespredicans fuisses voulurent Uépof.r les trois dignes pasteursqui avaient signe suivant leur conscience: tant la haine