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214 ARTISTES CELEBRES
ajustant leurs airs à nos paroles, et que cettedéclamation notée a souvent une expression aci-miiable; mais elle ne l'a que pour des oreilles l!très-accoutumées, et il faut une exécution par- , ^faîte. 11 faut des acteurs : en Italie il ne faut Fque des chanteurs.
La musique instrumentale s’est ressentie un peude la monotonie et de la lenteur qu’on reproche àà la vocale ; mais plusieurs de nos symphonies, ^et fur-tout nos aies de danse, ont trouvé plusd’applaudissemens chez les autres nations. Onles exécute dans beaucoup d’opéra italiens ; iln’y en a presque jamais d’autres chez un roi quientretient un des meilleurs opéra de l’Europe, :
et qui, parmi ses autrestalenssinguliers, a cul- Htivé avec un très-grand foin celui de la musique. àiLui,u {Jean-Baptiste') né à Florence en lub1633 , amené en France à l’âge de quatorze ans, wet ne sachant encore que jouer du violon, fut l’e
le père de la vraie musique en France. 11 sut loi
accommoder son art au génie de la langue; scè
c’était f uni eue moyen de réuOir. Ii est à remar- spe
quer qu’alors la musique italienne ne s’éloignait tóipas de la gravité et de la noble simplicité que ' !esnous admirons encore lians les récitatifs de LnUi. d:i
Rien ne leílemble plus à ces récitatifs que le son
fameux motet de Luigi chanté en Italie avec Rl
tant de succès dans le dix-feptième siècle, et to
qui commence ainsi : . «
Sans Ireves mmidi rose k
Su"tsugìtiviflores, , PO
Frondes velutì annose I ît
Sant Miles honores . 1