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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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252 DES ETATS I>E l£UROPE A '

Lc commerce généralement répandu aujour-dhui, était en très-peu demains; la police duroyaume était entièrement négligée , preuve cer- ® lttK

2 ®. Une diminution de moitié dans ce qne lEtat paie ,en gages» en appointement, en pensions, ce qui fait âkIciune économie de moitié fur les places inutiles ou jugéesteiles» et une diminution fur les places utiles et trop '"Mupayées: car or sent que pour les places utiles, uneaugmentation de gages devient une fuite nécessaire de -àrcette opération.

3°. Une diminution ausit de moitié dans les impôts à dc>quj ont une évaluation fixe en argent: on les augmenteproportionnellement dans la fuite; mais cette augmenta- îAífc

tion fe fait moins promptement que le changement desmonnaies. Souvent un gouvernement faible a profité de dhifioncette circonstance pour faire dans la forme des impôtsdes changemens qu naurait osé tenter directement.

4 °. Une perte de moitié pour les particuliers créan. ïìhwciers dautres particuliers; injustice quon leur fait fans acenoí<aucun avantage pour PEtnt. --inceá

S°. Un mouvement dans les prix des denrées, qui ^aiar

dérange le commerce, parcs que les denrées ne peuvent ajiliiiiti

pas doubler de prix fur le champ, ni auíìi promptement t le pinque Purgent. à,

Ainsi cette opération est une manière de faire une u

banqueroute, et de manquer à ses engagemens, qui fcfain

entraîne de plus avec elle une injustice envers un très- s*.

grand nombre de citoyens, mime de ceux qui ne font p Mpas créanciers de lEtat, une secousse dans le commerce, 'ileutiet du désordre dans la perception des impôts. Ittum

Mais íi dans queîquEtat de lEurope on établissait unsystème plus raisonnable sur les monnaies que celui qui ^ìni

est adopté chez presque toutes les nations, et quon fût sifiÇ

obligé, pour donner à ce système plus de perfection et Stttï

de simplicité, de changer la valeur de la livre numéraire,; i

a ! ors on éviterait les inconvéniens dont nous venons de b lai

parler, et on fe mettrait à 1*abri de toute injustice, en ^arbi

déclarant que tout ce qui devait être payé en livres an- 4**ciemies n* pourrait être acquitté quen payant non le ^>emême nombre dc livres nouvelles, mais un nombre dsces livres qui repiéícnterait un égal poids dargent. ftt;