MINORITE DE LOUIS XIV.
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du même tribunal après la mort de Henri IV;et Marie de Médicir avait donné cet exemple,parcs que toute autre voie eût été longue et in-certaine ; que le parlement entouré de ses gardesne pouvait résister à ses volontés ; et qu’un arrêtrendu au parlement et par les pairs semblaitassurer un droit incontestable.
L’usage qui donne la régence aux mères des roisparut donc alors aux Franqais une loi presqu’ausiifondamentale que celle qui prive les femmes de lacouronne. Le parlement de Paris ayant décidé deuxfois cette question, c’est-à-dire ayant seul déclarépar des arrêts ce droit des mères, parut en effetavoir donné la régence : il se regarda, non sansquelque vraisemblance, comme le tuteur des rois,et chaque conseiller crut être une partie de la sou-veraineté. Par le même arrêt Hasion duc d’Oiléans,jeune oncle du roi, eut le vain titre de lieutenant-général du royaume fous la régente absolue.
Anne d.'Autriche fut obligée d’abord de con-tinuer la guerre contre le roi d’Efpagne PhilippeIF son frère , qu elle aimait. îì est difficile de direprécisément pourquoi l’on Pesait cette guerre ; onne demandait rien à l’Espagne, pas même la Na-varre , qui aurait dû être Je patrimoine des rois deFrance. On se battait depuis 16 H parce que lecardinal de Richelieu l’avait voulu, et il est à croirequ’il l’avait voulu pour se rendre nécessaire. (;) \\
C 3 ) te cardinal pouvait avoir en secret le motif quelui prête M. de Voltaire; mais cette guerre avait I!»objet très important, celui d’empêcher la maison à’Auttichtdes’emparer de l’Allemagne et de l’Italig.
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