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s’étaìt lié contre l’empereur avec la Suède ,• et av ecle duc Bernard de Saxe- Vehnar , l’un de ces gé-néraux que les Italiens nommaient Condottieri,c’est-à-dire, qui vendaient leurs troupes. 11 atta-quait aussi la branche autrichlenne-etpagnole dansces dix provinces que nous appelons en généraidu nom de Flandre ; et il avait partagé avec lesHollandais, alors nos alliés, cette Flandre qu’onne conquit point.
Le fort de la guerre était du côté de la Flandre ;les troupes espagnoles sortirent des frontières duHainaut au nombre de vingt-six mille hommes, fousla conduite d’un vieux général expérimenté, nom-mé dom Francisco de MeUo. Ils vinrent ravagerles frontières de la Champagne ; ils attaquèrentRocroi, et ils crurent pénétrer bientôt jusqu’auxportes de Paris, comme ils avaient fait huit ansauparavant. La mort de Louis XIII , la faiblessed’une minorité, relevaient leurs espérances ; etquand ils virent qu’on ne leur opposait qu’une ar-mée inférieure en nombre, commandée par unjeune homme de vingt-un ans, leur espérancese changea en sécurité.
Ce jeune homme sans expérience, qu’ilsméprisaient, était Louis de Bourbon , alors ducd’Enghien , connu depuis fous le nom de grandCondé. La plupart des grands capitaines fontdevenus tels par degrés. Ce prince était négénéral; l’art de la guerre semblait en luiun instinct naturel : il n’y [avait en Europeque lui et le suédois Torjienson qui eussent