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de hauteur. Loin de prendre des gardes et demarcher avec un faste royal, il eut d’abord letrain le plus modeste; il mit de Faisabilité etmême de !a mollesse par-toutcû son prédécesseuravait sait paraître une fierté inflexible. La reinevoulait faire aimer sa régence et sa personne dela cour et des peuples, et elle y réussissait. Gastonduc d’Oréans, frère de Lotus XIII, et le princede Condé appuyaient son pouvoir, et n’avaientd’énru’ation que pour servir l’Etat.
II fallait des impôts pour soutenir la guerrecontre l'Espagne et contre FEmpereur. Les finan 7ces en France étaient depuis la mort du grandHenri 1 V rossíl n. 1 administrées qu’en Espagneet en Allemagne. La régie était un chaos, l’igno-rance extrême, le brigandage au comble : maisce brigandage ne s’étendait pas fur des objetsaussi considérables qu’aujourd’hui. L'Etat étaithuit fois moins endetté ; (;) on n’avait point desarmées de deux cents mille hommes à soudoyer,point de subsides immenses à payer, point deguerre maritime à soutenir. Les revenus de l’Etatmontaient dans les premières années de la régen-ce à près de soixante et quinze millions de livresde ce temps. C’était assez s'il y avait eu de Féco-nomie dans Je ministère : mais en 1646 et 47 oneut besoin de nouveaux secours. Le surinten-dant était alors un paysan íìennois nommé Par-ticelli Emtri , dont l’anie était plus basse que lanaissance, et dont le faste et les débauches
(?) Celte évaluation a été laite avant la guerre 6 e 17??.