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aux nouveaux édits; il acquit la confiance despeuples par les contradictions ekmt il fatigua leministère.
On ne commença pas d’abord par la révolte ; lesesprits ne s’aìgrirènt et ne s’enhardirent que pardegrés. La populace peut d’abord courir aux armeset fe choisir un chef, comme on avait fait à Naples :mais des magistrats, des hommes d’Etat procèdentavec plus de maturité, et commencent par ob-server les bienséances, autant que l’efprit de partipeut le permettre.
Le cardinal Mazarìn avait cru qu’en divisantadroitement la magistrature, il préviendrait tolisles troubles, mais on opposa l’inflexibilité à lasouplesse. 11 retranchait quatre années de gagesà toutes les cours supérieures, en leur remettantla paulette, c’est-à-dire, en les exemptant depayer la taxe inventée par Pmdet fous Henri IV*pour s’assurer la propriété de leurs charges. Ceretranchement n’était pas, une lésion, mais ilconservait les quatre années au parlement, pen-sant le désarmer par cette faveur. Le parlementméprisa cette grâce qui l’exposait au reproche depréférer son intérêt à celui des autres compagnies.11 n’en donna pas moins son arrêt d’union avec lesautres cours de justice. Mazarin qui n’avait jamaisbien pu prononcer le français , ayant dit que cetarrêt d'Ognon était attentatoire, et l’ayar.t sc ifcasser par le conseil, ce seul mot d'Ognon î&rendit ridicule; et comme on ne cède jamais àceux qu’on méprise, le parlement en devint nhi~entreprenant.