300 TRAITÉ B’UTRECHT.
Tous les postes vers Marchiènes, le long de laScarpe, font emportés l’un après l’autre f avecrapidité. On pouffe .à Marchiènes défendue parquatre mille hommes ; on en presse le siège avectant de vivacité qu’au bout de trois jours on les fait-prisonniers, et qu’on se rend maître de toutes lesmunitions de guerre et de bouche, amassées parles ennemis pour la camp:-gne. Alors toute la supé-riorité est du côté du maréchal de ViUars. L’ennemidéconcerté lève le siège deLandreci ff, et voltreprendre Douai, leQuênoi, Bouchain. Les fron-tières font en fureté. L’armée du prince Eugènese retire, diminuée de près de cinquante bataillons,dont quarante surent pris, depuis le combat deDénain jufqu’à la fin de la campagne. La victoirela plus signalée n’aurait pas produit de plus grandsavantages. .
Si le maréchal de ViUars avait eu cette faveurpopulaire qu’ont eue quelques autres généraux, onl’eút appelé à haute voix le restaurateur de laFrance ; mais on avouait à peine les obligationsqu’on lui avait ; et dans la joie publique d’un succèsinespéré , l’envie prédominait encore, (a?)f 30 juillet i?í 2 ff Septembre et octobre 17 f 2.
(x) l.e maréchal de ViUars eut à Versailles une partie del’appartenient qu’avait occupé Monseigneur, et Je roi vint]’v voir. l-’aiuciir des mémoires de Maintcnon^ qui contomltous les temps, dit tomt V, page de ces mémoires,que le maré'hal de ViUars arriva dans les jardins de Marîi,et que le toi lui ayant dit qu’iì était très»contcnt de lui , îemaréchal je tournant vers Us courtisans, leur dit : Mcj}Uurs 9au moins vous Ventende Ce conte, rapporté dans cette•crafion , ferait tort k un homme qui venait de rendre de ftgrands services- Ce u*est pas dans ces momens de gloirequ’on íaitainiì remarquer aux courtisans que le roi esico»*