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Pun de l’autre, confirment le même fait dansleurs mémoires, ce fait est indubitable ; quandils fe contredisent, il faut douter: ce qui n’estpoint vraisemblable ne doit point être cru , àmoins que plusieurs contemporains dignes de foine déposent unanimement.
Les anecdotes les plus utiles et les plus pré-cieuses font les écrits secrets que laissent lesgrands princes, quand la candeur de leur a mefe manifeste dans ces tnonumens ; tels font ceuxque je rapporte de Louis XI L' (*).
Les détails domestiques amusent seulement lacuriosité ; les faiblesses qu’on met a u grand journe plaisent qu’à la malignité , à moins que cesmemes faiblesses n'iustruifent, ou par les mal-heurs qui les ont suivies, ou par les vertus quiles ont réparées.
Les mémoires secrets des contemporains fontsuspects de partialité ; ceux qui écrivent uneou deux générations après doivent user de !aplus grande circonspection, écarter le frivole,réduire l’exagéré et combattre la satire.
Lotus XIV mit dans fa cour, comme dans sonrègne, tant d’éclat et de magnificence que lesmoindres détails de fa vie semblent intéresser lapostérité, ainsi qu’ils étaient l’objet de la curiositéde toutes les cours de l’Europe et de tous les con-temporains. La splendeur de son gouvernements lest répandue sur ses moindres actions. On est plusavide, sur-tout en France , de savoir les particula-rités de la cour que les révolutions de quelques
(*> Chapitre XXVIII de cette histoire.