DU REGNE DE LOUIS XIV.
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autres Etats. Tel est l’effet de la grande réputa-tion. On aime mieux apprendre ce qui se passaitdans le cabinet et dans la cour d’ /htgujìe que ledétail des conquêtes d’ Attila ou de Tamerlan.
Voilà pourquoi il n’y a guère d’historiens quin’aient publié les premiers goûts de Louis XIVpour la baronne de Bea/tvais , pour mademoi-selle à’Argencourt, pour la nièce du cardinalMazarin , qui fut mariée au comte de Soif-sons , père du prin cz Eugène ; sur-tout pourMarie Mancini , sa sœur, qui épousa ensuitele connétable Colonne.
11 ne régnait pas encore, quand ces amufenrensoccupaient l’oisiveté où le cardinal Mazarin , quigouvernait despotiquement, le laissait languir, [/at-tachement seul pour Marie Mancini fut une af-faire importante, parce qu’ilsaima assez pour êtretenté de l’épouser, et fut assez maître de lui-mêmepours’en séparer. Cette victoire qu’il remporta sursa passion commença à faire connaître qu’il était néavec une grande ame. II en remporta une plusforte et plus difficile, en laissant le cardinal Mazarinmaître absolu. La reconnaissance l’empécha desecouer le joug qui commençait à lui peser. C’étaitune anecdote très-connue à la cour, qu'il avaitdit après la mort du cardinal : “Je ne fais pasj, ce que saurais fait, s’il avait vécu plus long-temps. " (rùO
( dd, Cette anecdote est accréditée par les mémoires de laPorte, et suivantes. On y voit que ie roi avait de
J’averfinj! pour le cardinal ; que ce ministre, Ton parrain etsurintendant de son éducation, Pavait très m.ii élevé, etqu'U le laissa souvent manquer du nécessaire» 11 ajoute