g particularités
parlement en grosses bottes , le fouet à la main;et prononça ces propres mots : “ On fait les mal-
heurs qu’ont produits,vos assemblées - , j’ordonne„ qu’on cesse celles qui font commencées fur mes» édits. Monsieur le premier président, je vousj 5 défends de souffrir des assemblées, et à pas„ un de vous de les demander. ” ( ee )
Sa taille déjà majestueuse, la noblesse de sestraits, le ton et l’air de maître dont il parla im-posèrent plus que l’autorité de son rang, qu’onavait jusque-là peu respectée. Mais ces prémicesde fa grandeur semblèrent se perdre le momentd’après; et les fruits n’en parurent qu’après lamort du cardinal.
La cour, depuis le retour triomphant de Maza -Vin , s’occupait de jeu , de ballets, de la comédiequi à peine née en France n’étaìt pas encore un art,et de la tragédie qui était devenue un art sublimeentre les mains de Pierre Corneille. Un curé deS c Germain - l’Auxerrois, qui penchait vers lesidées rigoureuses des jansénistes, avait écrit sou-vent à la reine contre ces spectacles , dès les pre-mières années de la régence. 11 prétendit que l’on■était damné pour y assister; il fit même signer cet
(ee) Ces paroles, fideHement recueillies, font dans lesmémoires authentiques de ce temps-là : iin’est permis nide les omettre, ni d’y rien changer dans aucune hiíloirede France.
i/auteur des mémoires de Maintencn s’aviíe de dire auhasard dans fa non : “ Son discours ne fut pas tout à-faifc», fí beau » et ses yeux eu dirent plus que fa bouche. " Oùa*t il pris q tu le discours de Louis XIV ne fut pas tout à faitL beau , puiique ce furentdà ses propres paroles ? 11 nefut ni plus ni moins beau : il fut tel qu'on le rapporte.