ET ANECDOTES. 7
appris. II eût été à désirer qu’au moins on l’eûtinstruit de l’histoire , et for.tout de l’histoiremoderne ; mais ee qu’on en avait alors était tropmal écrit. II était triste qu’on n’eùt encore réussique dans les romans inutiles, et que ce qui étaitnécessaire fût rebutant. On fit imprimer fous sonnom une traduction des commentaires de César ,et une de Florin fous le nom de son frère : maisces princes n’y eurent d’autre part, que celled’avoir eu inutilement pour leurs thèmes quel-ques endroits de ces auteurs.
Celui qui présidait à l’éducation du roi, fousle premier maréchal de Ville roi son gouverneur,était tel qu’il le fallait, savant et aimable : maisles guerres civiles nuisirent à cette éducation,et le cardinal Mazarin soustrait volontiers qu’ondonnât au roi peu de lumières. Lorfqu’il s’attachaà Marie Mancini , il apprit aisément l’italienpour elle; et dans le temps de son mariage ils’appliqua à l’efpagnol moins heureusement.L’étude qu’il avait trop négligée avec ses précep-teurs au sortir de l’enfance, une timidité quivenait de la crainte de se compromettre , et l’ígno-rance où le tenait le cardinal Mazarin , firentpenser à toute la cour qu’il serait toujours gou-verné comme Louis Xlll son père.
II n’y eut qu’une occasion , où ceux qui saventjuger de loin prévirent ce qu’il devait être ; cefut lorsqu’en 16? t , après l'extinction des guerresciviles, après fa première campagne et son sacre,le parlement voulut encore s’assembler au sujetde quelques édits ; le roi partit de Vincennes enhabit de chasse, suivi de toute sa cour ; entra au