FETES. 2*>
qui portaient leurs devises et leurs boûclieís; etfur ces boucliers étaient écrits en lettres d'or desvers composés par Vèrìgnì et par Eenscraie.Ce dernier fur-tout avait un talent singulier pouïces pièces galantes, dans lesquelles il sciait tou-jours des allusions délicates et piquantes auxcaractères des personnes, aux personnages del’antiquité ou de la fable qu’on représentait, etaux pallions qui animaient la cour. Le roi repré-sentait Roger: tous les diamans de.la couronnebrillaient fur son habit et fur le cheval qu’il mon-tait. Les reines et trois cents dames, fous desarcs de triomphe, voyaient cette entrée.
Le roi, parmi tous les regards attachés furlui, ne distinguait que ceux de stl Ue de la Valììère.La fête était peur elle feule ; elle en jouissaitconfondue dans la foule.
La cavalcade était suivie d’un char doré de dix-huit pieds de haut, de quinze de large, de vingt-quatre de long , représentant le char du soleil.Les quatre âges, d’or, d’argent, d’airain et defer, les signes célestes, les Saisons, les Heuressuivaient à pied ce char. Tout était caractérisé.Des bergers portaient les pièces de la barrière,qu’on ajustait au son des trompettes, auxquellessuccédaient par intervalle les musettes et lesviolons. Quelques personnages, qui suivaient lechar à'Apollon , vinrent d’abord réciter aux reinesdes vers convenables au lieu, au temps, au roiet aux dames. Les courses finies , et la nuitvenue, quatre mille gros flambeaux eclairerentl’efpace où fe donnaient les fêtes. Des tables y