28 FETE DE VERSAILLES,
piquantes. II vaut mieux n’en point avoir quejdien souffrir de mauvaises et de basses, comme.celle de Louis XII ; c'était un porc-épic avec.ces paroles : qui s’y frotte s’y pique. Les devisesfont par rapport aux inscriptions ce que font desmascarades en comparaison des cérémonies au-gustes.
La fête de Versailles en 1664. surpassa celle ducarrousel, par sa singularité, par sa magnificence etles plaisirs de l’esprit, qui, se mêlant à la splendeurde ces divertissemens, y ajoutaient un goût et desgrâces dontaucune fête n’avait encore été embellie.Versailles ccmmenqait à être un séjour délicieux,fans approcher de la grandeur dont il fut depuis.
f Le 4 mai le roi y vint avec la cour com-posée de six cents personnes, qui furent défrayéesavec leur fuite, auffi-bien que tous ceux qui ser-virent aux apprêts de ces enchantemens. II nemanqua jamais à ces fêtes que des monumensconstruits exprès pour les donner, tels qu’enélevèrent les Grecs et les Romains : mais lapromptitude avec laquelle on construisit desthéâtres, des amphithéâtres , des portiques,ornés avec autant de magnificence que de goût,était une merveille qui ajoutait à rillusion, etqui, diversifiée depuis en mille manières, aug-mentait encore le charme de ces spectacles.
II y eut d'abord une espèce de carrousel.Ceux qui devaient courir parurent le premierjour comme dans une revue ; ils étaient pré-cédés de hérauts d’armes, de pages, d’écuyers,
í r«s§.