bienfaits.
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roi n’attendit pas qu'il fût loué; mais, sûr dcmériter de fetre , il recommanda à les ministres ,Lionne ct Colbert , de choisir un nombre defrançais et d’étrangers distingués dans la littéra-ture, auxquels il donnerait des marques dc fa gé-nérosité. Lionne ayant écrit dans les pays étran-gers, et s’étant fait instruire autant qu’on le peutdans cette matière si délicate, où i! s’agit dedonner des préférences aux contemporains, onlit d’abord une liste de soixante personnes : lesúnes eurent desprésens, les autres des pensions,félon leur rang, leurs besoins et leur mérité. Lebibliothécaire du vatican, Áïìazzi t, I e comteCratiaui secrétaire d’Etat da duc de Modène, lecélèbre Vivianì mathématicien du grand duc deFlorence, Vojjìns l’hisioriographe des Provinces-Unics, rilliistrs mathématicien Huygbem , unrésident hollandais en Suède, enfin jusqu’à desprofesseurs d’Altorf et de Helmstadt, villes pres-que inconnues des Français, furent étonnes derecevoir des lettres de M. Colbert , par lesquellesil leur mandait que si le roi n’était pas leur sou-verain , il les priait d’agrécr qu’il fût leur bien-faiteur. Les expressions de ces lettres étaientmesurées fur la dignité des personnes ; et toutesétaient accompagnées, ou de gratifications con-sidérables , ou de pensions.
Parmi les Français, on fut distinguer Racine ,Qjiiîiault , Flèchìer depuis évêque de Nîmes, en-core fort jeunes; ils eurent des préfens. II est vraique Chapelain et Cotìn eurent des pensions ; maist 1563 ,