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infidélités lui coûtaient peu de foins. II ne trouvaitguére de femmes qui lui résistassent, et revenaittoujours à celle qui par la douceur et par la bontéde son caractère , par un amour vrai, et mêmepar les chaînes de l’habitude, Pavait subjugué sansart. Mais dès l’an 1669 elle s’aperciit que madamede JHoítfespan prenait de l’ascendant ; elle com-battit avec sa douceur ordinaire elle supporta lechagrin d’êire témoin long-tempsdu triomphe defa rivale ; et fans presque se plaindre, elle se crutencore heureuse, dans fa douleur, d’être consi-dérée du roi qu’elle aimait toujours, et de le voirfans en être aimée.
Enfin, en 167 <; , elle embrassa la ressource desâmes tendres, auxquelles il faut des fentimensvifs et profonds qui les subjuguent. Elle crut queDIEU seul pouvait succéder dans son cœur à sonamant. Sa conversion fut aussi célèbre que fa ten-dresse. Elle se fit carmélite à Paris, et persévéra.Se couvrir d’un cilice, marcher pieds nus, jeûnerrigoureusement, chanter la nuit au chœur dans«ne langue inconnue ; tout cela ne rebuta point ladélicatesse d’une femme accoutumée à tant degloire, de mollesse et de plaisirs. Elle vécut dansces austérités depuis 167; jufqu’erv 1710, fousle nom seul de sœur Louise de la miséricorde. Unroi qui punirait ainsi, une femme coupable seraitlin tyran ; et c’est ainsi que tant de femmes se sontpunies,d’avoir aimé. 11 n’y a presque point d’exem-ples de politiques qui aient pris ce parti rigoureux.Les crimes de la politique sembleraient cependant,exiger plus d’expiaíions 'les faiblesses de