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d’épouser Tègiùlin , du nom de Caummit comtede Lanzun , le dernier qui fut capitaine d’unecompagnie de cent gentilshommes a u bec-de-cor-bin qui ne subsiste plus, et le premier pour qui leroi avait créé la charge de colonel-général des dra-gons. II y avait cent exemples de princesses quiavaient épousé des gentilshommes : les empereursromains donnaient leurs filles à des sénateurs : lesfilles des souverains de l’Asie, plus puissans etplus despotiques qu’un roi de France, n’épousentjamais que des esclaves de leurs pères.
Mademoiselle donnait tous ses biens , estimésvingt millions, au comte de Lanzun ; quatreduchés , la souveraineté de Lombes, le comtéd'Eu, le palais d’Orléans qsstìn nomme le Luxem-bourg. Elie ne se réservait rien , abandonnée touteentière f à l’idée flatteuse de faire à ce qu’ellcaimait une plus grande fortune qu’aucun roi n’ena fait à aucun sujet. Le contrat était dressé. Lanzunfut un jour duc de Montpenfîer. II ne manquaitplus que la signature. Tout était prêt, lorsque leroi assailli par les représentations des princes, desministres, des ennemis d’un homme trop heureux,retira fa parole, et défendit cette alliance. II avaitécrit aux cours étrangères pour annoncer lemariage il écrivit la rupture. On le blâma deLavoir permis ; ©n le blâma de savoir défendu. IIpleura de rendre Mademoiselle malheureuse. Maisee même prince, qui s’était attendri en lui man-quant de parole, fit enfermer Lauzun en novembre1670, au château de Pignerol, pour avoir épousé«■n secret la princesse qu’il lui avait permis quelques
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