MADEMOISELLE
47
ne trouva pas íuffiíans. Elle fut réduite à êtresecrètement sa femme, et à n’en être pas bientraitée en public. Malheureuse à la cour , mal-heureuse chez elle , ordinaire effet des pallions,elle mourut en 1695. (pp)
Pour le comte de Lauzun , il passa en Angle-terre en 1688. Toujours destiné aux aventuresextraordinaires, il conduisit en France la reineépouse de Jacques H et son fils au berceau. IIfut fait duc. II commanda en Irlande avec peude succès, et revint avec plus dc réputation atta-chée à ses aventures que de considération per-sonnelle. Nous l avons vu mourir fort âge et
(pp) On s imprimé h ïafin de ses mémoires une histoiredes amours de Mademoiselle et de M ùt Lau^nn. C’est fou-rrage de quelque valet-de-chambre On y a Joint des versdignes de Pbistmre et de toutes les inepties qn’on était enpofLÍTion d'imprimcr en Hollande.
On doit rrertre nu mêm p rang la plupart des contes quise trouvent dans îes mémoires de madame de Maintenon ,faitspar le nommé la Bcaumelfa : il y est dit qu’t'n légiondes ministres du duc de Lorraine vint déguisé en mendiantse présenter dans une église à Mademoiselle , lui montra unepaire d’beure s fur lesquelles il était écrit ï De la part du ducde Lorraine : et q n'ensuite i) négocia avec elle pour l’engagcrà déclarer le duc son héritier» Tom lí, pag. 2:04. Cettefable est p: ise de l'aventuxe vraie ou fausse de la reineClotilde. Mademr ífille n’en parie point dans ses mémoî es,où elle n’omet pas les petits faits. Le duc de Lorraine n’araitaucun droit à la íiiccestìon de Mademoiselle ; de plus elleavait Fait en I679 le duc du Maine et îe comte de Toulouieses héritiers.
l.’auteur de ces misérables mémoires dit, page cor , quele duc de Lauzun à L>n retour r.e vit dans Mademoiselle,qn'unc fille brûlante d’un amour impur : elle était ía femme ,et iì f avoue. II est dìíficite'd’écrire plus triiupoílures dansun style plus indécent.