SA MORT.
Si
fut dans une douleur et dans une consternation queJe genre de mort augmentait.Cetteprincesse s’étaitcrue empoisonnée. L’ambassadeur d’Angleterre,Mont aigu , en était persuadé ; Ja cour n’en dou-tait pas ; et toute l’Europe le disait. Un des an-ciens domestiques de la maison de son mari m’anomme celui qui (selon lui) donna le poison." Cet homme, me disait-i 1, qui n’étaitpas riche,„ se retira immédiatement après en Normandie,„ où il acheta une terre, dans laquelle il vécut5} long-tenips avec opulence. " Ce poison ( ajou-tait-il ) “ était de la poudre de diamant mise an„ lieu de sucre dans des fraises.” La cour ct la villepensèrent que Madame avait été empoisonnéedans un verre d’eau de chicorée, (q q) après le-quel elle éprouva d'horribles douleurs, et bien-tôt les convulsions de la mort. Mais la malignitéhumaine et l’amour de (extraordinaire furent lesseules raisons de cette persuasion générale. Leverre d’eau ne pouvait être empoisonné, puis-que M ltle de la Fayette et une autre personneburent le reste sans ressentir la plus légère in-commodité. La poudre de diamant n’est pas plusun venin (rr) que la poudre de corail. I! y avait
C 77 ) Voyez Phiftoire de madame Henriette d'AnçUterrcpar madame la comtesse de la. Fayette, page i7i,éditíot|de 1742.
(rr) Des fragmnis de diamant et de verre pourraient parleurs pointes percer une tunique des entrailles et la déchirer:mais auíli on ne pourrait les avaler . et on forait averti coucd'un coup d u danger par l’exconation du palais et du gosier.La poudre impalpable ne peut nuire. Les médecins qui outrangé le diamant au nombre des poisons auraient dû ditlinguer le diamant réduit en poudre impalpable du diamantgroílìèrement pilé.
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