LUXEMBOURG.
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allât ensuite pendant neuf jours en trois dif-férentes églises, où il réciterait trois pfeaumes.
Malgré la confeffion.et les pfeaumes les papiersne se trouvèrent point ; ils étaient entre les mainsd’une fille nommée íìupiu. B.onard fous les yeuxde le Sage fit au nom du maréchal de Luxembourgune espèce de conjuration, par laquelle la Dup 'mdevait devenir impuissante en cas qu’elle ne luirendit pas les papiers. On ne.fait pas trop ce quec’est qu’une fille impuissante. La Dupin ne renditrien , et n’en eut pas moins d’amans.
Bouard désespéré sè fit donner un nouveauplein-pouvoir par le maréchal, et entre ce plein-pouvoir et la signature, il se trouva deux lignesd’une écriture différente, par lesquelles le maré-chal fe donnait au diable.
Le Sage, Bouard , la Voisins Vigoureux et plusde quarante accusés ayant été entérinés à la bas-tille , le Sage déposa que le maréchal s’était adresséau diable 'et à lui pour faire mourir cette Dupiuqui n’avait pas voulu rendre les papiers ; leurscomplices ajoutaient qu’ils avaient assassiné laJdupìn par son ordre, qu’ils Lavaient coupée enquartiers, et jetée dans la rivière.
Ces accusations étaient aussi improbables qu'a-troces. Le maréchal devait comparaître devant lacour des pairs ; le parlement et les pairs devaientrevendiquer le.droit de le juger ; ils ne le firentpas. ILàccufé fe rendit lui-même à la bastille ; dé-marché quiprou vait ion innocence fur cet aílaíiinatprétendu.
f Le secrétaire. à'Eut Louvoir, qui ne l’aimait
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