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pas, le fit enfermer dans une espèce de cachot desix pas et demi de long, où il tomba très-malade.On ì’interrogea le second jour, et on le laissa en-suite cinq semaines entières fans continuer sonprocès ; injustice cruelle envers tout particulier,et plus condamnable encore envers un pair duroyaume. II voulut écrire au marquis de Louvoispour s’en plaindre, on ne lelui permit pas.II fut en-fininterrogé.Onlui demanda sïln’avaitpas donnédesbouteiilesde vin empoisonnéespourfaire mou-rirle frère de !a Dupin, et une fille qu’il entretenait.
II paraissait bien absurde qu'un maréchal deFrance, qui avait commandé des armées, eút vouluempoisonner un Malheureux bourgeois et fa maî-tresse fans tirer aucun avantage d un fi grand crime.
Enfin, on lui confronta le Sage ct un autreprêtre nommé à'Avaux , avec lesquels on face u-fait d avoir fait des sortilèges pour faire périr plusd’une personne.
Tout son malheur venait u’r.voir vu une foisle Sage , et de lui avoir demandé des horoscopes.
Parmi les imputations horribles qui lésaient labase du procès, le Sage dit que le maréchal duc deLuxc-mboîtrg avait fait un pacte avec le diable,afin dc pouvoir marier son fi's à la fille du marquisde Louvois. L’accufé répond!t: OitajídMathieu deMontmorenci épousa la veuve de Louis le gros , ilue s'adressa point au diable , mais aux Etats-géné-raux , qui déclarèrent que pour acquérir au roimineur /’ appui des Montmorencis, il fallait fairece mariage.
Cette reperde était fière, et n’était pas d’uncoupable. Le procès dura quatorze mois. II n’v