6s R E I S ï d’-ESÎAGNE.
„ plus pour votre nièce.” Elle Fu t enlevée au mon-de en 1689, au mème âge que fa mère. II passapour constant que le conseil autrichien de Cbar-/er/svoulaitse défaire d’elle, parce qu’elle aimaitson pays , et qu’elle pouvait empêcher k roi sonmari de sc déclarer pour les alliés contre la Fran-ce. (15) On lui envoya même de Versailles de cequ’on croît du contre-poilbn ; précaution très-incertaine , puisque ce qui peut guérir une espècede malpeutcnveniruerrautre, etqu’il n’v a pointd’antidote général. Le contre-poison prétenduarriva après fa mort. Ceux qui ont lu les mémoirescompilés par le marquis de Dangeau trouverontque le roi dit en soupant : “ La reine d 5 Espagneest morte empoisonnée dans une tourte d’an-„ guille : la comtesse de Verni fr , les caméristes„ Zapata et Nina , qui en ont mangé après elle,„ sont mortes du même poison. ”
Après avoir lu cette étrange anecdote dans cesmémoires manuscrits, qu’on dit faits avec soinpar un courtisan qui n’avait presque point quittéLouis XIV pendant quarante ans, je ne laissaipas d’ctre encore en doute: je m'informai à d’arn-ciens domestiques du roi s’il était vrai que cemonarque, toujours retenu dans ses discours,eût jamais.prononcé des paroles st imprudentes.Ils m’aíTurcrent tous que rien n’était plus faux. Jedemandai à M me la duchesse de Saisit-Pierre , qui
03) On vort dans les mémoires de Saint.Pkilippe qu’oncroyait en Espagne nu'elle avnit averti Louis XIV de l’im-pmststnee de Charles 7 /, seul secret d’Etat dont c-ette reineinfortunée pût Être instruite.