SORTILEGES.
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eut de jugement ni pour ni contre lui. La Voisin ,la Vigoureux et son frère le prêtre, qui s’appe-lait auíiì Vigoureux , furent brûlés avec le Sage àla grève. Le maréchal de Luxembourg alla quel-ques jours à la campagne, et revint ensuite à lacour faire les fonctions de capitaine des gardes ,fans voir Louvois , et fans que le roi lui parlât detout ce qui s’était pâlie.
Nous avons vu comment-il eut depuis le com-mandement des années qu’il ne demanda pas, etpar combien de victoires il imposa iìlence à sesennemis.
On peut juger quelles rumeurs affreuses toutesces accusations excitaient dans Paris. Le supplicedu feu, dont la Voijìn et ses complices furentpunis, mit fin aux recherches étaux crimes. Cetteabomination ne fut que le partage de quelquesparticuliers, et ne corrompit point les mœursdouces de la nation : mais elle laifía dans lesesprits un penchant funeste à soupconner desmorts naturelles d’avoir été violentes.
Ce qu’on avait cru de la destinée malheureusede M mu Henriette £ Angleterre, on le crut ensuitede sa fille 'Maric-Louise , qu’on maria en 1 6 7 9 auroi d'Espagne Charles II. Cette jeune princessepartit â regret pour Madrid. Mademoiselle avaitsouvent dit à Monsieur , frère du roi: Ne menezf as fi souvent votre fille à la cour , elle sera tropmalheureuse ailleurs. Cette jeune princesse voulaitépouser Monseigneur. Je vous fais reine d fspa~gne , lui dit le roi, que pourrais-je de phts pourma fille ? ÍC Ah! répondit-ehe, vous pourriez