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trop heureuse d’épouser en 16 ç i Paul Scarron,■ qui logeait auprès d’elíe dansjla rue d!Enfer. Scarronétaie d’une ancienne famille du parlement, illustréepar de grandes alliances ; mais le burlesque dont ilfêlait profession l’aviliffait en le fesaiit aimer. Cefut pourtant une fortune pour mademoiselle d ’ Au.ligné d’époufer cet homme disgracié de la nature,impotent, et qui n'avait qisun bien trés-médiocre.Elle fit avant ce mariage abjuration de la religioncalviniste , qui était la sienne comme cesse de sesancêtres. Sa beauté et son esprit la firent bientôt.distinguer, hlle fut recherchée avec empressementde la meilleure compagnie de Paris : et ce temps defa jeunesse fut fans doute le plus heureux de favie. (22) Après la mort de son mari, arrivée en 1 6 < 5 o,elle fitlong-temps solliciter auprès du roi une petitepension de quinze cents livres, dont Scarron avaitjoui. Enfin , au bouc de quelques années, le roilui en donna une de deux mille, en lui disant :
( ^ ) T 1 est <.*i dans 1 es prétendus mémoires de Maintencntome I, pape 2 l 6> qu'el/e n 9 eut long-tempsqu'un même litavec la célébrs Ninon Lencles f sur les o ut* dire dc Luths deCkâtcauncuf ct de l'auteur du Siècle dc Louis XIV. Mais itne (e trouve pas un mot de cette anecdote che2 rameur duSiècle de Louis XIV ni dans tout ce qui nous reste de S\.rab K é de Châuauneuf L’au eur des mémoires de Maintencnnecite jamais qu’au hasard. Cefait n'est rapporté que dansles mémoires du marquis de la Lare , p. Î90, édition deKoterd im. C’étaìt er.core U mode de paitager son H t avecses amis: et cette mode, qui «e subsiste plus, était très-ancienne mêmeàîa cour. On"voit dans l’bisteiire de Franceque Charles IX , pour sauver le comte de/<x iícchefoucauldôes massacres delaSi Barthelemi» lui proposa de coucherau lotivre dans Con lit; et que le duc de Guise etìe princede Çtmdé avaient long-temps couché ensemble.
" Madame