ÇO SOUPÇONS DE POISON*.
publics. H dit, toni-1, pag. t12, que le prince si injustementsoupçonné demanda à se constituer prisonuier ; et ce fait esttrès-vrai. Ce jésuite n’étaît pas à portée de savoir commentM. de CanilUc s'opposa à cette démarche trop injurieuse àVinnoGence du prince. Toutes les autres Anecdotes qu’ilrapporte font fausses. Reboulct, qui Ta copié, (Ut d’aprèslui, pag. 143, tnm. VIII, que le dernier enfant du duc etde la duchesse de Bourgogne/àf sauvé par du contrepoison deVenisï. 11 n’y a point de contrepoison rie Venise qu’on donneainsi au hasard. La médecine ne connaît point ri’antidotes gé-néraux qui puissent guérir un mal dont on ne connaît pointla source. Tous les contes qu’oa a répandus dans le publiccn ces temps malheureux ne font qu’un amas d’erreurspopulaires.
C’cst une fausseté de peu de conséquence, dans le com.3>íîateur des mémoires de madame de hlaintcnon , de direque le duc du Maine fntalors à l'agonie ; c’est une calomniepuérile de dire que fauteur du Siécle de Louis Xiy accré»dite ces bruits plus qrPiì ne îes détruit.
Jamais l’histoire n’a été déshonorée par de plus absurdesmensonges que dans ces prétendus mémoires. L’auteurfeint de les écrire en ï7S 3 . Jls’avise d’imagíner qne le ducet !a duchesse de Bourgogne, etleui fils aîné, moururentde la petite vérole; il avance cette fausseté pour se donnerun prétexte de parler de l’inoculation qu’on a faite au moisde mai 17S6, Ainsi dans la même page il se trouve qu 5 ilparle en 17s 1 de ce qui est arrivé en 17^6.
Xa littérature a été infectée de tant de sortes d’écritscalomnieux, on a débité en Hollande tant de faux mé-moires , tant dhmpostures fut le gouvernement et fur lescitoyens, que c\st un devoir de précautionner les lecteurscontre cette foule de libelles.