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millions numéraires de ce temps - là. Les cousssupérieures donnèrent douze cents mille livres,les financiers deux millions, le corps des mar-chands six cents cinquante mille livres. Toutela nation secondait son maître.
Cette compagnie a toujours subsisté. Car en-core que les Hollandais eussent pris Pondichérien 1694 , et 1 ue I e commerce des Indes languîtdepuis ce temps, il reprit une force nouvelle fousla régence du duc d’Orléans, Pondichéri devintalors la rivale de Batavia ; et cette compagniedes Indes, fondée avec des peines extrêmes parle grand Colbert , reproduite de nos jours pardes secousses singulières , fut pendant quelquesannées une des plus grandes ressources du royau-me (19). Le roi forma encore une compagniedu Nord en 1669 : il y mit des fonds commedans celle des Indes. II parut bien alors que lecommerce ne déroge pas , puisque les plus gran-des maisons s’intéressaient à ces établ’issemens, àTexempìe du monarque.
La compagnie des Indes occidentales ne futpas moins encouragée que les autres : le roifournit le dixième de tous les fonds.
II donna trente francs par tonneau d’expor-tation, et quarante d'importation. Tous ceux qui
< 19 ) I] a été prouvé depuis, que 1a compagnie des Indesn’avait jamais fait qit’un commerce désavantageux, qu’ellen’avait pu soutenir qu’aux dépens du trésor public. Toutecompagnie» même lorsqu’elle estflorííìante * dépense plusen frais de commerce que 3^s particuliers, et rend Jes dea-rée*, dont etle ale privilège, plus chères quesi le commerceétait resté libre,
firent