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firent construire des vaisseaux dans les ports duroyaume , reçurent cinq livres pour chaque ton-neau que leur navire pouvait contenir. ( 20-)
On ne peut encore trop s’étonner qnel’abbé deCboijï ait censuré ces étahiissemens, dans l'esmémoires qu’il faut lire avec défiance. ( x ) Nou-s
(20) Les sommes employées è payer les prîmes font levéesfur la nation, ce qu’il ne faut point perdre de vue. L’effetd’une prime est d’auqmenter pour le commerçant l'intérêtdes fonds qu’il met dans le commerce ; il peut dune fe con-tenter d’un moindre profit. Ainsi l’effet de ces primes estd’augmenter le prix des denrées pour le vendeur, ou de lesdiminuerpouri’acheteur, ou pIutAt deproduireà lafuis lesdeux effets. Lorfqu’elles ont lieu seulement pour le com-merce d’un lieu à un autre, leur effet est donc d’augmenterle prix au lieu de l’achat, et de le diminuer au lieu de Irvente. Ainsi proposer une prime d’exportation , c’est forcertous les citoyens à payer, pour que les consommateurs d’unedenrée rachètent plus cher, et que ceux qui la récoltent lívendent aussi plus cher.
Proposer une prime d’importatïon, c’est forcer tous lest citoyens à payer, pour que ceux quiont hefoin de oertainesdenrées puissent les aclieterâ meilleur marché.
Rétablissement de ces primes ne peut donc être ni justeni utile que pour des temps très-courts et daHS des circonf.tances particulières. Si elles fontperpétuelles et générales»elles ne fervent qu’à rompre l’équilibre qui dans l’étatdeliberté s’établit naturellement entre les productions et lesbesoins de chaque espèce.
(*1 L’abbé Castel de Sain t. Pierre s’exprîme ainsi pag.TOS de son manufcritjntituléî Annales politiques; Colbertgrand travailleur , en négligeant les compagnies de commercemaritime, pour avoir plus de foin des sciences curieuses et desbeaux arts, prit l'ombres o ur le corps. Mais Colbert fut (cloin de négliger le commerce maritime que ce fut lui seulqui rétablit : jamais ministre ne prit moins l’ombre pour lscorps. C’est contredire une vérité reconnue de toute isFrance et de l’Europe.
Cette note a été écrite au «tors d’aofit ipys.
T. zo. Siècle. Tome III. L