IASBIACTïMS, I2Z
surpasses à la Savonnerie. Les tapisseries deFlandre cédèrent à celles des Gobelins. Le vasteenclos des Gobelins était rempli alors de plus dehuit cents ouvriers ; il y en avait trois centsqu’on y logeait. Les meilleurs peintres dirigeaientl’ouvrage , ou fur leurs propres dessins, où furceux des anciens maîtres d’italic. L'est dans cetteenceinte des Gobelins qu’on fabriquait encore desouvrages de rapport, espèce de mosaïque admi-rable ; et sart de la marqueterie fut poussé à saperfection.
Outre cette belle manufacture de tapisseriesaux Gobelins , on en établit une autre à Beau-vais. Le premier manufacturier eut six cents ou-vriers dans cette ville ; et le roi lui fit présent desoixante mille livres.
Seize cents filles surent occupées aux ouvragesde dentelles : on fit venir trente principales ou-vrières de Venise, et deux cents de Flandre ; eton leur donna trente-six mille livres pour les en-courager.
Les fabriques des draps de Sedan , celles destapisseries d’Aubusson , dégénérées et tombées,furent rétablies. Les riches étoffes, où la foie lémêle avec for et l’argent, se fabriquèrent àLyon, à Tours, avec une industrie nouvelle.
On fait que le ministère acheta en Angleterrele secret de cette machine ingénieuse,avec laquelleon fait les bas dix fois plus promptement qu’à l’ai-guille. Le fer-blanc, l’acier, la befe faïence,les cuirs maroquinés , qu’on avait toujours faitvenir de loin, surent travaillés en France. Mais«les calvinistes, qui avaient le secret du fer-blanc