ies projets de son maître. II fallut d’abord travaillerà achever le louvre. François Mansard , l’un desplus grands architectes qu’ait eu la France , 1 futchoisi pour construire les vastes édifices qu’on pro-jetait. II ne voulut pas s’en charger, fans avoir laliberté de refaire ce qui paraîtrait défectueux dansl’exécution. Cette défiance de lui-même, qui eûtentraîné trop de dépenses, le fit exclure. On ap-pela de Home le cavalier Bernini , dont le
strvent à (tonner des charmes à la raison , à inspirer legoût de l’instruction. 11s peuvent devenir, entre les mainsd’mi gouvernement éclaiié, un des meilleurs moyens «ra-doucir ou d’élever les âmes, de rendre les mœurs moinsféroces ou moins grossières,de répandre des principes utiles.
Mais surcharger íe peuple d’impôts, pour étonner lesétrangers par une vaine magnificence , obérer le trésorpublic, pour embellir des jardins, bâtir des théâtres ,lorfqu’on manque de fontaines., élever des palais, íorfqu’onn’a point de fonds pour creuser des canaux nécessaires àl’abondance publique, te n’eít point protéger les arts, c’eífcsacrifier un peuple entier à îa vanité rì’un seul homme.
Offrir un asile à ceux qui ont versé leur sang pour lapatrie, élever, nux dépens du public, les enfans de ceuxqui ont servi leur pays, t’est remplir uu devoir de recon*naissance, c'elì acquitter une dette sacrée pour ia nationmême: qui pourrait blâmer de tels établiíìèmens? Mais fiTon y déploie une magnificence inutile, si l’on emploie àsecourir cent familles ce qui en eût soulagé deux cents, fice qu-on sacrifie pour la vanité excède ce qu’on a dépenséen bienfesance, alors ces mêmes établissement méritentune juste critique. C’est fur- tout en ce point que l'arnourde la justice remporte fur I amour de l:i gloire. L’un ecl’autre inspirent également le bien : mais l'arnour de lajustice apprend seul à le bien faire Ainsi M- de Voltaireet l’albé de Sainte Pierre avaient tous deux raison ; et onne peu t leur reprocher que «savoir exagéré leurs opinions.