ARTILLERIE.
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Des compagnies de cadets furent entretenuesdans la plupart des places frontières : ils y appre-naient les mathématiques, le deíTm et tous lesexercices, et fefaient les fonctions de soldats.Cette institution dura dix années. On se lassaenfin de cette jeunesse trop difficile à discipliner .;mais le corps des ingénieurs, que le roi forma,et auquel il donna les réglemens qu’il fuit en-core, est un établissement à jamais durable. Souslui l’art de fortifier les places fut porté à la per-fection , par le maréchal dc Vau b an et ses élèves,qui surpassèrent le comte d e Vagtw. II construisitou répara cent cinquante places de guerre.
Four soutenir la discipline militaire, il créades infpecteurs-généraux, ensuite des directeurs,qui rendirent compte de l’état des troupes ; eton voyait par leur rapport, si les commissairesdes guerres avaient fait leur devoir.
11 institua l’ordre de S c Louis, récompensehonorable, plus briguée souvent que la fortune.L’bôtel des invalides mit le comble aux foins qu’ilprit pour mériter d’être bien servi.
Les tirage* forcés jetaient !a désolation dans les villages,lésaient abandonner tous les travaux , excitaient entre ceuxqui cherchaient à se dérober an sort, et ceux qui voulaientles contraindre à !e subir, des haines durables, et souventdes querelles sanglantes. Ce fardeau tombait principale-ment fur les habitans des campagnes, qui les quittaient pouraller chercher dans les villes des emplois qui les missent àH'abrî de ce fléau. M. de Voltaire n’avait jamais été lt témoind’tin tirage de milice. Si ce spectacle , également horribleet déchirant, eut une fou frappé ses regards, il n’eôtpuserésoudre à citer avec éloge cet établissemestî de Louis XIV*
T. 20 . Siècle. Tom III. M