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C’est par de teîs foins que dès Fan 1672 il euteent quatre-vingts mille hommes de troupes ré-glées , et qu’augmentant ses forces à mesure quele nombre et la puissance de ses ennemis augmen-taient, il eut enfin jusqu’à.quatre cents cinquantemille hommes en armes, en comptant les troupesde la marine.
Avant lui on n’avait point va de si fortes armées.Ses ennemis lui en opposèrent à peine d’auíiìconsidérables: mais ii fallait qu’ils fussentréur.is. IImontra ce que la France feule pouvait ; et il eut tou-jours , ou de grands succès, ou de grandes ressources.
II fut le premier qui en temps de paix donna uneimage et une leçon complète de la guerre. Il assem-bla à Compiègne soixante et dix mille hommes en1698- On y fit toutes les opérations d’une campa-gne. C’était pour l’instruction de les trois petits-fils. Le luxe fit une fête somptueuse de cetteécole militaire.
Cette même attention qu’il eut à former desarmées de terre nombreuses et bien disciplinées,même avant d e'tr.e en guerre , il l’eut à se donnerFempire de la mer. D’abord le peu de vaisseaux quele ca'dinal Alxzarin avait laissé pourrir dans lesports font réparés. On en fait acheter en Hollande,'en Suède ; et dès la troisième année de son gouver-nement , il envoie ses forces maritimes s’essayer àGigeri fur la côte d’Afrique. Le duc de Beausortpurge les mers de pirates dès Fan 166; ; et deuxans après, la France a dans ses ports soixante vais-seaux de guerre. Ce n’est là qu’un commencement : >mais tandis qu’oa fait de nouveaux réglemcns et de