POLITESSE,
1.49
une vivacité emportée ; les gens de justice unegravité rebutante, à quoi ne contribuait pas peuLusage d’aller toujours en robe. même à la cour.II en etait de même des universités et des mé-decins. Les marchands portaient encore de peti-tes robes, lorsqiriis s’affembîaient et qu’ils al-laient chez les ministres ; et les plus grands com-merqans étaient alors des hommes grossiers.' Maisles maisons, les spectacles , les promenades pu-bliques , où l’on commençait à se rassembler pourgoûter une vie plus douce , rendirent peu à peul’extérieur de tous les citoyens presque sembla-ble. On s'aperqoit aujourd'hui, jusque dans le fondd’une boutique, que la politesse a gagné toutesles conditions. Les provinces se sont ressenties-avec le temps de tous ces changemens.
On est parvenu enfin à ne plus mettre le luxeque dans le goût et dans la commodité. La foulede pages et de domestiques de livrée a disparu ,pour mettre plus d’aisance dans l’intérieur desmaisons. On a laissé la vaine pompe et le fasteextérieur aux nations chez lesquelles on ne faitencore que se montrer en public , et où l’onignorerait de vivre.
L’extrême facilité introduite dans le commerce-du monde, faisabilité, la simplicité, la culture deFesprit ont fait de Paris une ville , qui pour ladouceur de la vie Pemporte probablement debeaucoup fur Home et fur Athènes, dans le tempsde leur splendeur.
Cette foule de secours toujours prompts, tou-jours ouverts pour toutes les sciences, pour tous