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Les maisons que tous les seigneurs bâtirent ouachetèrent dans Paris-, et leurs femmes qui vé-curent avec dignité, formèrent des écoles depolitesse, qui retirèrent peu à peu les jeunesgens de cette vie de cabaret, qui fut encore long-temps à la mode , et qui n'inspirait qu’une dé-bauche hardie. Les mœurs tiennent à fi peu de■chose que la coutume d’aller à cheval dans-Parisentretenait une disposition sux querelles fréquen-tes., qui cessèrent quand cet usage fut aboli.La décence, dont on fut redevable principalementjaux femmes qui rassemblèrent la société chez eliesrendit les esprits plus agréables; et la lecture lesrendit à la longue plus solides. Les trahisons etles grands crimes, qui ne déshonorent point leshommes dans les temps de faction et de trouble,ne furent presque plus connus. Les horreurs desYirinviUitrs et des Voisins ne furent que desorages passagers, fous un ciel (bailleurs serein,et il serait aussi déraisonnable de condamner unenation sur les crimes cclatans de quelques parti-culiers, que de la canoniser pour la réforme deda Trappe.
Tous les différens états de la vie étaient aupa-ravant reconnaissables par des défauts qui les ca-ractérisaient. Les militaires , et les jeunes gens-qui se destinaient à la profession des armes, avaient
grandes entreprises dans les manufactures et dans lecommerce» y consacrer des capitaux considérables .--fairedes avances» même pour des temps éloignés. Cette paix■dans rint.érienr (l’un Etat eit d’nne plus grande impor-tante que îa plupart des politiques ne Pont cru. De ce•^lí’un Etat tranquille a prospéré , il ne faut point en con.,-clore qu’il ait eu, ni de bonnes luis, ni,une bonne çoìvfti.
îtution, ui .iiif'.&ou gouverneçH.4te>