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eait à connaître la pesanteur de l’air qui nous en-vironne : on avait fait quelques expériences àMagdebourg. Avec ces faibles essais, toutes lesécoles restaient dans l’absurdité, et le monde dansl’ignorance. Descartes parut alors ; il fit le con-traire de ce qu’on devait faire ; au lieu d’étudîefla nature, il voulut la deviner. II était le plu Sgrand géomètre de son siècle.; mais la géométrielaisse l’esprit comme elle le trouve. Celui de Des-cartes était trop porté à f invention. Le premierdes mathématiciens ne fit guère que des romansde philosophie. Un homme qui dédaigna les expé-riences , qui ne cita jamais Galilée , qui voulaitbâtir fans matériaux, ne pouvait élever qu'unédifice imaginaire. ( * )
Ce qu’il y avait de romanesque réussit; et lepeu de vérités, mêlé à ces chimères nouvelles,fut d’abord combattu. Mais enfin ce peu devérités perça, à l’aide de la méthode qu’il avaitintroduite : car avant lui on n’avait point de fildans ce labyrinthe ; et du moins il en donna un,dont on fe servit après qu’il se fut égaré. C'étaitbeaucoup de détruire les chimères du péripaté-tisme, quoique par d'autres chimères. Ces deuxfantômes sc combattirent. Ils tombèrent l’unaprès l’autre ; et la raison s’cleva enfin fur leursruines. II y avait à Florence une académie d’ex-périences sous le nom del Cimento , établie par-le cardinal Léopold de Médicis , vers Fan 16 ; ç.On sentait déjà dans cette patrie des arts qu’on nepouvait comprendre quelque chose du grand
(*) Voyez dans les Elémens de philosophie de Newtonla préface des éditeurs.