SCIENCES.
édifice de la nature, qu’en l’examinant pièce àpièce. Cette académie, après les jours de Galiléeet dès le temps de Torricelli , rendit de grandsservices.
Quelques philosophes en Angleterre , fous lasombre administration de Cronrwell , s’affem-bièrent pour chercher en paix des vérités, tandisque le fanatisme opprimait toute vérité. CbarlesII,rappelé sur le trône de ses ancêtres par le repentiretparl’inconstancedesa nation,donna deslettres-patentes à cette académie naissante; mais c’estton t ce que le gouvernement donna. La sociétéroyale , ou plutôt la société libre de Londres ,travailla pour l’honneur de travailler. C’eft deson sein que sortirent de nos jours les découvertesfur la lumière , fur le principe de la gravitation,fur l’aberration des étoiles fixes, fur la géométrietranscendante, et cent autres inventions qui pour-raient à cet égard faire appeler ce siécle lejìècledes Anglais , auffi-bien que celui de Louis XIV.
En 1666, M. Coibert , jaloux de cette nou-velle gloire , voulut que les Français la partageas-sent; et à la prière de que'q u es savans , il fitagréer à Louis XIV rétablissement d’une acadé-mie des sciences. Elle fut libre jufqu’en 1697comme celle d’Angleterre et comme f académiefrançaise. Coibert attira d ltûìnDominiqsieCaJJìni,Huygbens de Hollande, et Ro'emer de Danemarckpar de fortes pensions. Ro'emer détermina lavitesse des rayons solaires. Huygbens découvritl’anneau et un des satellites de Saturne , etCaJJtni les quatre autres. On doit à lluyg-hcns , sinon la première invention des horloges