SCIENCES.
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à pendules, du moins les vrais principes de la ré-gularité de leurs mouvcmens , principes qu’il dé-duisit d’une géométrie sublime, (; 7) On a acquispeu à peu des connaissances de toutes les partiesde la vraie physique, en rejetant tout système. Lepublic fut étonne de voir une chimie, dans laquelleon ne cherchait ni le grand-œuvre , ni sart de pro-longer la vie au-delà des bornes de la nature ; uneastronomie qui ne prédisait pas les evénemens dumonde , une médecine indépendante des phasesde la lune. La corruption ne fut plus la mère desanimaux et des plantes. 11 n’y eut plus de prodiges,dès que la nature fut mieux connue. On f étudiadans toutes ses productions.
La géographie requt des accroissemens étonnans.A peine Louis XIV a-t-il fait bâtir l’observatoirequ’il fait commencer en 165- une méridienne parDominique CajJtni et par Picard. Elle est conti-nuée vers le Nord en 168; par la Hire ; et enfinCajjìnì la prolonge en 1700 jusqu’à ^extrémité duRoussiUon. C’estle plus beau monument de l’astro-nomie , et il suffit pour éterniser ce siècle.
On envoie en 1672 des physiciens à la Caiennefaire des observations utiles. Ce voyage a été lapremière origine de la connaissance de l’aplatísse-ment de la terre , démontré depuis par le grandXevctou ; et il a préparé à ces voyages plus fameux,qui depuis ont iliuílié le régne de Louis XV.
( 37 ) fíuyghens et Roëmer quittèrent la France lors de larévocation de redit de Naines. Cn proposa, dit-on, àl!-*yghcns de rester ; mais il refusa, dédaignant de profiterrt’uue tolérance qui n’aurait été que pour lui. La libertéde penser est uu droit j et il n’en voulait pas à titre de grâce.