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vérité. Ce qui pourrait empêcher cet ouvrageingénieux d’être mis par la postérité au rang der,os livres classiques, c’est qu’iî est fondé en. partiefur la chimère des tourbillons de Descarte t.
11 faut ajouter à ces nouveautés celles que pro-duisit Bayle en donnant une eípèce de dictionnairede raisonnement. C’est le premier ouvrage de cegenre où l’on puisse apprendre à penser, 11 faut-abandonner à la destinée des -livres ordinaires lesarticles de ce recueil qui ne contiennent que depetits faits indignes à la fois de Bayle, d’un lec-teur grave et de la postérité. Au reste, en piaqantici Bayle parmi les auteurs qui ont honoré le sièclede Louis XIV, quoìqu’il fût réfugié en Hollande,je ne fais que me conformer à l’arrêt du parle- )ment de Toulouse, qui, en déclarant son testa-ment valide en France malgré la rigueur des lois,dit expressément qu 'un tel homme ne f eut êtreregardé comme un étranger.
On ne s’appefantira point ici fur la foule desbons livres que ce siècle a fait naître ; on ne s’arrètequ'aux productions de génie singulières ou neuves■qui ie caractérisent et qui le distinguent des autressiècles. L’éloquence de Bojsuet et de Bourdaloue ,par exemple , n’était et ne pouvait être celle deCicéron : c’était un genre et un mérite tout nou-veau. Si quelque chose approche de l'orateur ro-main , ce sondes trois mémoires que Péìiffòn com-posa pour Bouquet. 11s font dans le même genreque plusieurs oraisons de Cicéron , un mélange 1d affaires judiciaires et d’affaires d’Etat, traitésolidement avec un art qui paraît peu, et ornéd’iine éloquence touchante,