LIBERTÉ GALLICANE. 24Z
Le roi, dont la fermeté était fatiguée, le per-mit. Chacun d’cux écrivit séparément qu’il étaitdouloureuse ment affligé des procédés de f assemblée jchacun déclare dans fa lettre qu’il 11e reçoit pointcomme décidé cequ’on y a décidé, ni comme or-donné ce qu’on y a ordonné. Pignatcllì, ( Inno-cent Kilo plus conciliant qu ’ Odesralcbi , se con-tenta de cette démarche. Les quatre propositionsn’ea furent pas moins enseignées en France detemps en temps. Mais ces armes se rouillèrentquand on ne combattit pius; et la dispute restaçouverte d’un voile, sans être décidée , commeil arrive presque toujours, dans un Etat qui n’apas fur ess matières des principes invariables etreconnus. Ainsi,tantôt on s’élève contreRome,tan-tôt on lui cède, suivant les caractères de ceux quigouvernent, et suivant les intérêts particuliers deceuxparqui lesprincipauxdel’Etat font gouvernés.
Louis Xiy d’ailleurs n’eut point d’autre dé-mêié ecclésiastique avec Rome, et n’eíi’uya aucuneopposition du clergé dans les affaires temporelles.
Sous lui, ce clergé devint respectable, par unedécence ignorée dans la barbarie des deux pre-mières races, dans le temps encore plus barbaretìu gouvernement féodal ; absolument inconnuependant les guerres civiles et dans les agitationsdu règne de Louis XIII , et sur-tout pendantla fronde, à quelques exceptions près , qu’il fauttoujours faire dans les vices comme dans lesvertus qui dominent.
Ce fut alors seulement que l’on commença à■ dessiller les yeux du peuple fur les superstitions
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