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Huffites, renouvelés et différemment expliquéspar Luther et Zuingle , furent reçus avec aviditédans l’Allemagne, comme un prétexte pours’em-parer de tant de terres, dont les évêques, et lesabbés s’étaient mis en possession, et pour résisteraux empereurs, qui alors marchaient à grands pasau pouvoir despotique. Les dogmes triomphèrenten Suède et en Danemarck, pays où les peuplesétaient libres fous des rois.
Les Anglais, dans qui la nature a mis Fefpritd’indépendance, les adoptèrent, les mitigèrent,et en composèrent une religion pour eux seuls. Lepresbytérianisme établit en Ecosse, dans les tempsmalheureux , une espèce de république dont lepétlantismc et la dureté étaient beaucoup plusintolérables que la rigueur du climat, et mêmequels tyrannie des évêques, qui avait excitétant de plaintes. 11 n a cessé d’être dangereux enEcosse que quand 3a raison, les lois et la forcefont réprimé. La reforme pénétra en Pologne,et fit beaucoup de progrès dans ies seules villes oùle peuple rr est point esclave. La plus grande et laplus riche partie de la république helvétique n’eutpas de peine à la recevoir. Elie fut fur le pointd’être établie à Venise par la même raison et elley eùt pris racine , fi Venise n’eùt pas été voisinede Rome , et peut-être fi le gouvernement n’eùtpas craint la démocratie , à laquelle le peupleaspire naturellement dans toute république , etqui était alors le grand but de la plupart des pré-dicans. Les Hollandais ne prirent cette religionque quand ils secouèrent le joug de l’EspSgne.