nu calvinisme. 247
des tourmens éternels de Pâme, a été le dernierpériode du despotisme de l’esprit dans quelqueshommes : et i éiìster à ces deux menaces a été dansd’autres le dernier effort de la liberté naturelle.Cet Effaisnr les mœurs , que vous avez parcouru, rvous a fait voir depuis Tkêodose une lutte perpé-tuelle entre la jurií’diction séculière et l’ecclésiaí-tique, et depuis Cbarkmagne les efforts réitérésdes grands fiefs contre les souverains, les évê-ques élevés souvent contre les rois, les papes auxprises avec les rois et les évêques.
On disputait peu dans PEglise latine aux pre-miers siècles. Les invasions continuelles desbarbares permettaient à peine de penser; et .11 yavait peu de dogmes qu’on eût assez développéspour fixer la croyance universelle. Presque toutl'Occident rejeta le culte des images su siècle deCbarlemagne. Un évêque de Turin, nomméClaude , les proscrivit avec chaleur, et retint plu-sieurs dogmes qui font encore aujourd’hui le fon-dement de la religion des protestans. Ces opinionsse perpétuèrent dans les vallées du Piémont, duDauphine , de la Provence, da Languedoc : elleséclatèrent au douzième siècle : elles produisirentbientôt après la guerre des Albigeois ; et ayantpassé ensuite dans 1 univers té de Prague, ellesexcitèrent la guerre des Huffites. 11 n’y eut qu’en-viron cent ans d’intervalle entre la fin des trou-bles qui naquirent de la cendre de Jean Bus et.de Jérôme de Prague , et ceux que la vente desindulgences fit renaître. Les anciens dogmes em-brassés par les Vaudois , les Albigeois , les