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faction, il ne l’aurait pas pu. IIla chérit, ïaprotégea ct la réprima.
Les huguenots en F rance fefaient alors à peu-plés la douzième partie de la nation. II y avaitparmi eux des seigneurs puissans : des villes en-tièy:s étaient protestantes. Ils avaient tait laguerre aux rois: on avait été contraint de leurdonner des places de fureté : Henri 77/leur enavait accordé quatorze dans le seul Bauphiné :Montauban, Nîmes dans le Languedoc ; Saumuret íur-tout la Rochelle , qui fêlait une républi-que à part, et que ie commerce et la faveur del’Ángleterre pouvaient rendre puissante. EnfinHenri IV sembla satisfaire son goût, sa politi-que etméme son devoir, en accordant au parti1e célèbre édit de Nantes en iççS. Cet éditn’écait au fond que la confirmation des privilè-ges que les protestans de France avaient obtenusdes rois précédens, les armes à la main, et queHenri le grand, affermi furie trône, leur laissapar bonne volonté.
Par cet édit de Nantes que le nom d eHenrilVrendit plus célèbre que tous les autres, tout sei-gneur de fief haut-justicier pouvait avoir dans sonchâteau plein exercice de la religion prétendueréformée, tout seigneur sans haute justice pou-vait admettre trente personnes à son prêche.L’entier exercice de cette religion était autorisédans tous les lieux qui ressortissaient immédiate-ment à un parlement.
Les calvinistes pouvaient faire imprimer, fans«'adresser aux supérieurs, tons leurs livres, dansles villes où leur religion était permise.