GUERRES. 251
lis étaient déclarés capables de tontes les char-ges et dignités de l’Etat; et il y parut bien eneffet, puisque le roi fit ducs et pairs les seigneursde la TrimomUe et de Rosni.
On créa une chambre exprès au parlement deParis, composée d'un président et de seize con-seillers , laquelle jugea tous les procès des réfor-,niés , non-seulement dans le district immenseduressort de Paris , mais dans celui de Normandieet de Bretagne. Elle fut nommée la chambre deledit. II n’y eut jamais à la vérité qu'un seul cal-viniste admis de droit parmi les conseillers de cettejuridiction. Cependant, comme elle était desti-née à empêcher les vexations dont le parti seplaignait, et que les hommes se piquent toujoursde remplir un devoir qui les distingue, cettechambre composée de catholiques rendit toujoursaux huguenots, de leur aveu même, la justicela plus impartiale.
Ils avaient une espèce de petit parlement àCastres, indépendant de celui de Toulouse. II yeut à Grenoble et à Bordeaux des chambres im-parties, catholiques et calvinistes. Leurs Eglisess’aísemblaient en synodes, comme l’Eglíse galli-cane. Ces privilèges et beaucoup d’autres incor-porèrent ainsi les calvinistes au reste de la nation.C’était à la vérité attacher des ennemis ensem-ble ; mais l’autorité , la bonté et l’adreffe de cegrand roi les continrent pendant fa vie.
Après la mort à jamais effrayante et déplorablede Henri 1V , dans la faiblesse dune minoritéet sons une cour divisée, ii était bien difficiíe quel’esprit républicain des réformes n’abusàt de ses