CONVERSIONS.
leur défendit d’épouser des filles catholiques ; eten cela on ne lut pas peut-être assez politique :o’était ignorer le pouvoir d : im sexe, que la courpourtant connaissait fi bien. Les intendans etles évêques tachaient, par les moyens les plusplausibles, d’enlever aux huguenots leurs enftns.Colbert cut ordre en 16Fi de ne plus recevoir au-cun homme de cette religion dans les fermas.On les exclut, autant qu’on le. put, des commu-nautés des arts et métiers. Le roi, en les tenantainsi fous le joug,.ne Pappesantiffait pas toujours..On défendit par des arrêts toute violence con-tr’eux. On mêla les insinuations aux sévérités;et il n’y eut alors de rigueur qu’avec les formesde la justice.
On employa sur-tout un moyen souvent efficacede conversion ; ce fut l’argent : mais on ne fit pasassez d’usage de ce ressort. Pèlijson fut chargé dece ministère secret. L'est ce même Pèlijson long-temps calviniste, fi connu par ses ouvrages, parune éloquence pleine d’abondance, par son at-tachement au surintendant Foziquet, dont il avaitété le premier commis , le favori et la victime.11 eut le bonheur d’étre éclairé et de changer dereligion dans un temps où ce changement pou-vait le mener aux dignités ct à 1a fortune. 11 pritl'habit ecclésiastique, obtint des bénéfices et uneplace de maître des requêtes. Le roi lui confiale. revenu des abbayes de S' Germain-des-Près etde Cluni, vers l’année 1677 , avec les revenusdu tiers des économats, pour être distribués àceux qui voildraient se convertir. Le cardinal ieCamus , évêque de Grenoble, s’était dejà senn