HISTOIRE DE CHARLES Xlt
-, der à votre majesté à quoi elle songe si sérieuse-„ ment ? ” Je songe , répondit le prince , quejt me sens digne de commander à ces braves gens ;et je volÊlrais que ni eux ni moi ne regujjïons 1 ‘or-dre f une femme Piper saisit dans le moment l’oc.casion de faire une grande fortune. 11 n’avait pasassez de crédit pour oser se charger lui-même del’entreprise dangereuse d'ôter la régence à lareine , et d’avancer la majorité du roi ; il pro-posa cette négociation au comte Âssel-Sparre ,homme ardent, et qui cherchait à se donner dela considération : il le flatta de la confiance duroi. Spam le crut, se chargea de tout, et netravailla que pour Piper. Les conseillers de larégence furent bientôt persuadés. C’était à quiprécipiterait l’exécution de ce dessein, pours'en faire un mérite auprès du roi.
Us allèrent en corps en faire la proposition àla reine , qui ne s’attendait pas à une pareilledéclaration, Les états-généraux étaient assem-blés alors. Les conseillers de la régence y pro-posèrent l’affaire : il n’y eut pas une voix contre :la chose fut emportée d’une rapidité que rien nepouvait arrêter; de sorte que Charles XII sou-haita de régner , et en trois jours les états luidéférèrent le gouvernement. Le pouvoir de lareine et son crédit tombèrent en un instant. Ellemena depuis une vie privée, plus sortable à sonâge , quoique moins à son humeur. Le roi futcouronné le 24 décembre suivant. II fit son en-trée dans Stockholm fur un cheval alezan, ferré