ROI DE SUEDE. 93
La pospoîitg n’est pas toujours à cheval pourgarder le pays ; elle n’y monte que par l’ordre desdiètes, ou méme quelquefois fur le simple ordredu roi dans les dangers extrêmes.
La garde ordinaire de la Pologne efr une arméequi doit toujours subsister aux dépens de la répu-blique. Elle est composée de deux corps fous deuxgrands généraux différens. Le premier corps estcelui de la Pologne , et doit être de trente - six millehommes : le second, au nombre de douze mille,est celui dc Lithuanie. Les deux grands générauxfont indépendans l’un de P autre : qiioíque nomméspar le roi, ils ne rendent jamais compte de leursopérations qu’à la république, et ont une autoritésuprême fur leurs troupes.Les colonels font les maî-tres absolus de leurs régi mens; c'est à eux à les fairesubsister comme ils peuvent, et à leur payer leursolde. Mais étant rarement payés eux- mêmes, ilsdésolent le pays, et ruinent les laboureurs, poursatisfaire leur avidité et cellé de leurs soldats. (/)Les seigneurs polonais paraissent dans ces arméesavec plus de magnificence que dans les villes ;leurs tentes font plus belles que leurs maisons. Lacavalerie, qui fait les deux tiers désarmée, estpresque toute composée de gentilshommes : elleest remarquable par la beauté des chevaux, et parla richesse des habillemens et des harnais.
Les gendarmes sur tout, que son distingue enhoussards et pancernes, (m) ne marchent qu’accom-pagnés de plusieurs valets, qui leur tiennent deschevaux de main, ornés de brides à plaques et clous
(/) Morceau copié par le P. Barre.
(m) Hem. Ou u’en citera pas davantage; c’est troprî’ennui pour l’é.liteur.