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nouvelles délicatesses qui font devenues des be-soins, et qui font en effet un luxe ruineux, quoi-qu’on ne leur ait point donné le nom de luxe.
II est très-vrai que depuis Vasco de Gama , \
qui doubla le premier la pointe de la terre desHottentots, ce font des marchands qui ontchangé la face du monde.
Les Japonais, ayant éprouvé Pinquiétude tur-bulente et avide de quelques-unes de nos na-tions européennes, ont été assez heureux et as-sez puiffans pour leur fermer tous leurs ports,et pour n'admettre chaque année qu’un seulvaisseau d’un petit peuple qu’ils traitent avecune rigueur et un mépris («) que ce petit peu-ple seul est capable de supporter, quoiqu’il soittrès - puissant dans l’Inde orientale.
Les habitans de la vaste presqu’île de l’Inden’ont eu ni le pouvoir ni le bonheur de se met-tre , comme les Japonais, à l'abri des invasionsétrangères. Leurs provinces maritimes font, de-puis plus de deux cents ans, le théâtre de nosguerres.
Les successeurs des bracmanes , de ces in-venteurs de tant d’arts, de ces amateurs et deces arbitres de la paix , font devenus nos fac-teurs , nos négociateurs mercenaires. Nousavons désolé leur pays, nous I'avons engraisséde notre sang. Nous avons montré combiennous les surpassons en courage et en méchan-ceté , et combien nous leur sommes inférieursen sagesse. Nos nations d’Europe font détruitesréciproquement dans cette même terre où nousn’allons chercher que de l’argent, et où les pre-miers grecs ne voyageaient que pour s’instruire.
(aï II est très-vrai qne dans le commencement de la révo-lution de I6«Z on obligea les Hollandais comme les autres !à margliet fur le crucifix. La I