IZS COTES D! f ALÂBAR.
la sculpture, la peinture , les hiéroglyphes,ainsi que l’arkhmétique et la géométrie » repré-sentèrent la vertu fous l’emblême d’une femmeà laquelle ils donnaient dix bras pour combat-tre dix monstres, qui font les dix' péchés aux-quels les hommes font le plus sujets. Ce fontces figures allégoriques que des aumôniers devaisseaux , ignorans , trompés et trompeurs,prenaient pour des statues de Satan et de Bel-zèhutb , anciens noms persans qui jamais n’ontété connus dans la presqu’île, (g) filais que di-raient les defcendans de ces brachmanes, pre-miers précepteurs du genre humain, s’ils avaientla curiosité de voir nos pays si long-temps bar-bares , comme nous avons k rage d’aller chereux par avarice ?
Tanor qui fuit est encore appelé royaume parnos géographes.' c’est une petite terre de quatrelieues fur deux, une maison de plaisance, situéedans un lieu délicieux, où les voisins vontacheter quelques denrées précieuses.
Immédiatement après , est le royaume deCranganor, à peu près de la même étendue. Laplupart des relations peuplent cette côte d’au-tant de rois que nous voyons en Italie et en Fran-ce de marquis fans marquisat, de comtes sanscomté, et en Allemagne de barons fans baronnie.
Si Cranganor est un royaume , Coulan, quiest auprès, peut s’appeler un vaste empire; caril a environ douze lieues fur près de trois enlargeur. Les Hollandais , qui ont chassé lesPortugais des capitales de ces Etats, ont établidans Cranganor un comptoir dont ils ont faitune forteresse imprenable à tous ces monarquesréunis. Ils font un commerce immense à Cran-ganor, qui est, dit-cn, un jardin de délices.
Voyez l’article Bramej.